À la suite à des décisions ministérielles, la Compagnie Française d’Aviation cesse toute activité de formation des pilotes et délaisse le bâtiment. L’aéroclub utilise quelque temps l’aile nord ainsi que le hangar à avions, mais bien vite le lieu est désaffecté. Inconnus ou de renom, des taggueurs exercent leur art sur les murs de l’ancienne CFA et du hangar ; devenu un terrain de jeu pour les enfants du quartier, l’édifice se dégrade rapidement.
Situé sur le passage du contournement nord d’Angers, dont le tracé est entériné à la fin des années 1960, il est promis à une destruction certaine. Les atermoiements de ce projet urbain l’ont finalement sauvé.
En 2000, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de Maine-et-Loire, à la recherche de locaux, envisage de s’installer dans l’ancienne école d’aviation pour lui éviter ce sort funeste.
Labellisé patrimoine du xxe en 2000, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en février 2004, le bâtiment de la Compagnie Française d’Aviation est définitivement sauvé. L’ouverture de la Maison de l’Architecture, des Territoires et du Paysage lui assure un avenir radieux.
Sandrine PROUTEAU, CAUE de Maine-et-Loire
Extrait de la revue 303 Arts, Recherches et Créations n°88 - 3e trimestre 2005




























